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 2010-02-03 Crise Aiguë de la photographie - l'UPC devient l'UPP (Union des Photographes Professionnels) Confrontés à une crise aiguë les photographes en appellent à l'Etat. Agences photographiques menacées de disparition, pillage des droits d'auteurs via Internet et rémunérations indigente des photographes ont incité les professionnels a demander l'intervention de l'état. L'union des Photographes Créateurs (UPC), Freelens et la société des auteurs de l'art visuel et de l'image fixe (SAIF) ont lancé une pétition signée par 13000 personnes pour "sauver la photographie" et demander la tenue d'états généraux de la photographie. La pétition à été déposée au ministère de la Culture et de la Communication. Elle dénonce les utilisations massives de photos dites "libre de droits", les photographies à un euro, celles signées "DR" (Droits réservés), la baisse générale des tarifs, les contrats de cession ne respectant pas la loi, la remise en cause par les juges de la qualité originale des photographies, la banalisation de la photographie comme un bien de consommation. 2010, dernier congrès de l'UPC. En effet afin de lutter ensemble contre les problèmes que notre profession rencontre, Freelens et l'UPC ont décidé de se rapprocher et de créer l'UPP (Union des Photographes Professionnels).  2010-01-12 Décès du photographe américain Denis Stock de l'agence Magnum Célèbre notamment pour ses photos de stars hollywoodiennes ou de musiciens de Jazz mais surtout pour ses clichés de James Dean. Sa série de photos de James Dean en 1955, juste avant sa mort accidentelle est particulièrement célèbre : le cliché où l'acteur marche sous la pluie, le col de son manteau relevé, les mains dans les poches et la cigarette aux coins des lèvres, à Times Square (New York), a orné de nombreuses chambres d'adolescentes.
Il travaillait pour l'agence Magnum depuis près d'une cinquantaine d'année. Â
2009-05-18 Du scoop au reportage Â
Le scoop :
Esthétique du spectacle, du drame, de l'instantané, le photographe est soumis à l'événement, au coeur de l'actualité. Le fait doit être saisi sur le vif, en train de s'accomplir, le mouvement et le suspense fondent sa représentation. Dans le cas du scoop, le spectateur est avant tout en contemplation face à l'objet représenté, face à la scène qui est en train de se dérouler sous ses yeux, "comme si il y était". Le document doit "brûler d'actualité". Les choix photographiques qui produisent cet effet d'immédiateté sont oubliés et vus comme une représentation "naturelle" de l'événement. Or, il s'agit bien évidemment, tout comme dans le reportage, de choix esthétiques. Le scoop priviligie l'instantanéité et l'espace perspectif.
Le reportage :
Le photographe approche son sujet, le réfléchit et prend le temps de l'interroger esthétiquement. On entend généralement par reportage, tout travail photographique qui est prévu pour être publié dans un magazine hebdomadaire ou mensuel. Le reportage doit proposer de nombreuses photographies sur un même sujet. C'est un genre particulier : il ne se limite pas à l'histoire événementielle, mais témoigne aussi de la vie quotidienne au sein d'une société. Il n'est pas toujours au coeur de l'actualité, mais il repose sur un thème et un sujet précis. Certains reportages atteignent de telles qualités esthétiques que la distinction entre photographes reporter et photographe auteur en devient difficile. La réputation de certaines agences comme Vu, Rapho, Magnum et autres s'est faite autour de ce concept de reportage. Dans le reportage des très grands photographes, la qualité de la photographie est regardée autant que le sujet de la photographie. Ce n'est pas l'objet de la représentation qui compte seule, mais la représentation photographique elle-même. D'une manière générale les photographes indépendants ou les photographes d'agence ne se spécialisent pas dans une pratique définitive du photojournalisme. Il faut souvent avoir sur le terrain une triple démarche : celle du reportage préalablement commandé; celle du scoop, où il faut savoir saisir sa chance lorsque des événements surviennent; celle enfin qui n'appartient ni au scoop ni au reportage commandé, mais qui constituera un fond iconographique qui pourra être utilisé ultérieurement (organismes, associations, agences de voyages, administrations, entreprises, etc.).
Le photojournaliste doit aussi préjuger de l'importance de ses déplacements en fonction de l'actualité : il n'est pas seulement photographe, mais journaliste, ouvert au fait politique, géographique, historique, culturel, sociologique, ethnologique d'un pays et d'une région. En photojournalisme, la culture visuelle, la culture journalistique et livresque déterminent la réussite des travaux ramenés par le photographe.
2009-02-27 Alfred Vienney   (Pierre Yves Mahé - Maison Nicéphore Niepce)
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Je suis à la recherche d'informations concernant Alfred Vienney (ci-dessus à gauche, caricature datant de 1861). D'après Pierre Vienney (qui est un ami proche) son ancêtre aurait "participé" à des travaux sur la photographie... Je détiens à ce jour bien peu de renseignements fiables et je préfère donc ne pas en dire plus. Alors, si par chance vous avez dans vos archives des informations à son sujet, par avance je vous remercie de me contacter.
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2009-02-02   La Photographie est une valeur refuge    (Source : Polka Magazine / Philippe Garner - Directeur International de la photographie chez Christie's) L'art apparait comme une valeur refuge. C'est aussi le cas de la photographie. Ce marché est très large, défendu par des gens sérieux et de vrais collectionneurs. Un tirage photographique c'est du solide, c'est un bel objet. Avec le passage du temps, les belles choses maintiennent leur valeur. La photographie est, dans notre culture, un médium essentiel qui compte dans l'histoire des cent cinquante dernières années. C'est seulement depuis une décennie qu'elle a gagné ses lettres de noblesse auprès des acheteurs d'art traditionnel. Les prix ont beaucoup grimpé car comparée aux autres formes d'art la photographie n'était pas chère. Aujourd'hui, oui, elle est une valeur refuge. Préférez la qualité et l'intérêt des images. Une photo doit vous toucher, elle doit exprimer quelque chose de profond. Avant de commencer toute collection, il faut d'abord pouvoir se dire " J'aime ce photographe ou tel sujet" pour une raison précise. Une photographie s'achète en acceptant l'idée que sa valeur peut baisser ou augmenter, rien n'est garanti. Mais si vous avez un bon jugement et si vous avez choisi une belle image, alors la qualité de l'objet reste et sa valeur également. Le fait d'acquérir une photo numérotée et signée par l'auteur donne une garantie aux collectionneurs. Elle ne change pas fondamentalement la nature de la photo, en revanche elle peut en changer son prix. Â
2008-12-22 La Course aux Pixels A quoi bon et jusqu'ou les fabricants iront-ils ? Un terme magique dans l'esprit du consommateur, du marketing, voilà tout. Mieux vaut avoir de bons objectifs et si possible le bon coup d'oeil... En 2009 nous trouverons tout de même sur le marché, un Nikon D3X à 24M° de pixels, histoire de concurrencer l'EOS 1DS Mark 3 de Canon et le nouveau venu : le Sony Alpha 900. Sans parler bien sur du Hasselblad (moyen format) à 50M° de pixels et bientôt à 60M° ! Leica (l'inventeur du format 24x36) sort son 1er reflex moyen format à 37M° de pixels... Bref, pour quand le 100 M° ? Sans oublier bien sur qu'avec une image 16 bits non compressée de 140 Mo certains ordinateurs vont avoir du mal...Les cartes mémoires aussi. Pas un coup de gueule une simple réflexion.Â
2008-11-16 Salon de la Photo 2008 / Conférence de Presse de l'UPC du dimanche 16 novembre 2008 Photographies « libres de droit » Depuis quelques années, le « libre de droit », pratique issue du droit anglo-saxon, s’est largement développé en France. Le « libre de droit » permet à un diffuseur d’acheter pour une somme donnée, souvent dérisoire, l’ensemble des droits d’utilisation d’une photographie pour une période illimitée. Cette pratique permet au diffuseur de reproduire et représenter ces photographies sur tout support et ouvre la possibilité de les recadrer, modifier, manipuler selon les besoins de la diffusion. Cette pratique est illégale au regard du droit d’auteur français, en cela que l’exploitation de l’œuvre photographique échappe totalement au contrôle de son auteur. Conforme aux droits anglo-saxons, le « libre de droit » est contraire au principe de délimitation de la cession de droit, au droit moral inaliénable de l’auteur, au principe de rémunération proportionnelle, etc., et met gravement en danger la profession de photographe en France.
Photographie à 1 Euro De nombreux prestataires de services (agences photo, microstocks…) proposent de céder l’ensemble des droits d’utilisation sur une photographie pour la somme dérisoire de 1 euro. Juridiquement, ces pratiques sont contraires aux principes de rémunération proportionnelle qui est dûe à l’auteur d’une photographie et crée une forte distorsion de la concurrence en plaçant les photographes dans des situations de concurrence déloyale. Est-il normal, en 2008, qu’un photographe touche 1 euro pour une création qui représente plusieurs heures de travail (prises de vue, postproduction…) ?Â
Photographies signées « DR » A l’origine, la mention « DR » était une tolérance inventée pour permettre à la presse de publier des images dont l’auteur était inconnu (œuvres orphelines) lors de la publication. Devenu aujourd’hui une pratique commune à l’ensemble des organes de presse, le « DR » nuit gravement aux photographes qui doivent se manifester après publication pour obtenir une rémunération. Cette pratique est illégale au sens du Code de la Propriété Intellectuelle qui dispose que l’auteur jouit d’un monopole d’exploitation sur son œuvre et que la mention de son nom est obligatoire pour chaque diffusion de ses œuvres.
Remise en cause du droit d’auteur sur Internet L’explosion d’internet et le développement du numérique ces dernières années ont profondément bouleversé le monde de la photographie. Les photographes se sont vus opposer de nouvelles pratiques contraires au droit d’auteur qui ont mis en danger leur existence et entraîné leur paupérisation. Contrefaçons à répétition (utilisation des œuvres sans autorisation de l’auteur), absence de crédit photo, atteinte à l’intégrité des œuvres, multiplication des offres de photos dîtes « libres de droit », photographies à 1 euro, le développement de l’offre des amateurs qui ne respectent pas le cadre juridique, les « creative commons » (licence d’exploitation contraire au droit français) sont autant de problématiques quotidiennes auxquelles doit faire face le photographe professionnel s’il veut perdurer. Pour plus d'information : Conférence de presse de l'UPC au Salon de la photo 2008
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