Jérôme Ricoul Photographe
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2012-01-24 

 "TVA : 7% pour les auteurs photographes" 

Le taux de TVA passe à 7% pour les auteurs photographes.

Le conseil constitutionnel ayant validé la loi de finances rectificative pour 2011, à compter du 1er janvier 2012, l'intégralité des biens et services soumis au taux réduit de 5.5% avant cette date est désormais taxée à 7%. Seuls certains biens et services limitativement énumérés par l'article 278-0-bis du code général des impôts demeurent soumis au taux réduit de 5.5%.

La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit de 7% en ce qui concerne :

  • article 278 septies : Sur les livraisons d'oeuvres d'art effectuées par leur auteur ou ses ayants droit.
    C'est à dire, pour nous photographes, la vente de photographies originales prises par l'auteur, tirées par lui ou sous son contrôle, signées et numérotées dans la limite de trente exemplaires, tous formats et supports confondus.

  • article 279-g : Les cessions des droits patrimoniaux reconnus par la loi aux auteurs des oeuvres de l'esprit... 
    C'est à dire, pour nous photographes, la cession proprement dite et tous les frais qui y sont liés (honoraires de prise de vue, frais techniques, retouches effectuées par l'auteur, etc.). Instruction de la Direction Générale des Impôts (DGI) du 9 octobre 1991 (référence 3A-15-91)
En pratique :
  • Pour les commandes passées à partir du 1er janvier 2012, le taux de TVA est à 7%.
  • Pour les commandes réalisées en 2011 mais payées en 2012, le taux de TVA reste à 5.5%.
  • Pour les commandes réalisées en 2012, mais dont un acompte a été perçu en 2011 :
     - l'acompte reste à 5.5%
     - le solde réglé en 2012 passe à 7%.  

2011-10-10

 "Ouvrir une galerie d'art en temps de crise"



Ouverture fin mai 2011 de la galerie Art Images  au coeur de la presqu'île de Giens...


Sommes nous fous ? C'est la question qui pourrait être posée !

En temps de crise, alors que la majorité des gens doutent de leur avenir et des moyens financiers dont ils disposeront dans six mois, dans un an.
Alors que la plupart d'entre nous essayons de dépenser au plus juste. Quelle place reste t'il pour l'art dans le budget des français ?
Quelle place peut-il rester pour le plaisir, le loisir, le luxe ?
Alors que l'Etat lui même restreint les budgets culturels...les régions et départements également.
Sans parler à nouveau des sujets déjà traités ci-dessous dans cet édito : la crise que vivent les photographes professionnels...

Sommes nous fous, non. Passionnés oui !  
La passion nous porte, nous pousse à nous réaliser et ce peu importe les revenus que nous en dégagerons. 
(Une épicerie rapporterait bien plus ! ;-)
Rare sont les artistes contemporains qui vivent correctement et dignement de leur passion, mais ce n'est pas un phénomène nouveau.
En plus de la passion qui nous pousse, ce sont les relations humaines qui motivent.
L'amitié qui se crée entre " créateurs" ou " artistes", les conversations parfois si agréables que nous avons avec les visiteurs, les amateurs d'art, les touristes ou simples curieux.

Le bonheur d'exposer des oeuvres de peintres, d'illustrateurs ou de tout autre style d'art... Pour l'amour de l'art en général.
Un plaisir souvent immense non seulement d'exposer des oeuvres que nous aimons et bien sûr de promouvoir leur travail du mieux que nous pouvons.

En ce moment, la Galerie ART IMAGES a le plaisir d'accueillir ce jeune artiste varois, Martial, qui signe ses oeuvres " Mars ".
Un jeune homme pas vraiment extraverti, au grand coeur, dont les créations se rapprochent du monde de la BD et de l'illustration, le tout avec un sacré coup de pinceau !

Demain viendront d'autres artistes, dont nous aimerons le travail et la personnalité.



Jérôme Ricoul & Iris Ferrandi

Galerie Art Images
Rue du Maquis Vallier
83400 Presqu'île de Giens




2011-02-11

 Le Droit : Un allié du Photographe ?



A tout moment, les photograhes professionnels sont confrontés au droit, avec des connaissances plus ou moins bonnes.
C'est le cas par exemple, quand ils signent un contrat de cession, de commande, d'exposition, dédition ou de mandat. C'est le cas quand ils rédigent un devis ou une facture de droits d'auteur, quand ils agissent pour se faire payer, quand ils montent un projet collectif, quand ils constatent que leurs photographies sont exploitées sans autorisation, quand ils envoient par Internet des photos à un client, quand leurs photos son détourées à leur insu, quand ils découvrent que leurs ektas ont été détruits par une agence ou par une entreprise de presse.


Une liste exhaustive serait bien longue, tant les difficultés juridiques rencontrées par les photographes se sont accrues dans l'environnement numérique et du fait d'une financiarisation de la société de l'information.

a) La loi impose de délimiter la cession des droits d'auteur
L'article L.131-3 de Code de la Propriété Intellectuelle (CPI) dispose que les contrats de cession doivent préciser par une mention distincte chacune des utilisations autorisées, ainsi que leur durée et leur territoire d'exploitation.

b) Les cessions de droit d'auteur à titre gratuit, ou à prix dérisoire, sont illégales.
L'article L.122-7-1 nouveau du CPI dispose : "L'auteur est libre de mettre ses oeuvres gratuitement à la disposition du public, sous réserve des droits des éventuels co-auteurs et de ceux des tiers ainsi que dans le respect des conventions qu'il a conclues". Le photographe est 'libre' de ne pas être rémunéré.
Cet article a été adopté sur amendement, sans consultation des organisations professionnelles et par une procédure d'urgence au cours de laquelle le Parlement a manifestement été pris de vitesse. Il n'a, en réalité, aucune portée juridique dès lors qu'il ne peut à lui seul écarter les règles du Code civil qui s'imposent à tous les contrats. En effet, le Code civil contient un article 1131 qui impose, sous peine de nullité, qu'une obligation contractuelle ait une "cause". La cession sans contrepartie de droits de propriété intellectuelle relatifs à des exploitations commerciales est passible de nullité pour violation de cet article 1131 du Code civil. Une telle cession est également passible de nullité si la renonciation contractuelle à son prix est assimilable à une donnation.
En effet, l'article 931 du Code civil dispose qu'une donnation est nulle si elle n'a pas été conclue devant notaire par un acte authentique. Enfin, l'article 1591 du Code civil impose, sous peine de nullité, que tout acte de vente ait un " prix réel et sérieux ". Or, la cession de droits de propriété intellectuelle a été assimilée par la jurisprudence à une acte de vente au sens du Code civil, alors portant qu'il ne s'agit pas de la vente d'un bien matériel. La jurispridence en a fait de même en ce qui concerne la cession de parts sociales d'une société. Une cession pour un prix dérisoire n'a pas de prix réel sérieux.
L'article L.122-7-1 est par ailleurs contrebalancé par un autre article du CPI, l'article L.123-1, qui dispose que l'auteur jouit du droit d'exploiter son oeuvre et "d'en tirer un profit pécuniaire". En réalité le CPI ne crée pas une obligation générale de rémunération des droits d'auteur, sauf en matière de contrats de production audiovisuelle et de contrat de commande pour la publicité. C'est pourquoi nous devons nous référer au Code civil pour comprendre quelles sont les règles de droit applicables à la détermination du prix de cession des droits d'auteur.

c) La reproduction et la communication au public des photographies pour la conservation et la consultation d'archives est libre si elle n'est pas commerciale et si la consultation a lieu individuellement sur place aux fins de recherche ou d'études.

d) La commercialisation "libre de droits" des photographies par les plateformes FOTOLIA et autres services micro-stocks est illégale.

Un exemple récent : Ca rapporte 1 Euro et coûte 3500 Euros.

Le 10 novembre 2010, la 17eme chambre du tribunal de grande instance de Paris a tranché dans un conflit à propos d'une photo achetée sur Fotolia .

Une agence de publicité avait acheté (pour une somme dérisoire) les droits d'une photographie chez Fotolia pour illustrer une campagne de publicité d'un client, le Syndicat des Transports d'Ile de France. Cette photographie mettait en scène un modèle. Celle-ci avait posé en 2006 pour le photographe et savait qu'il diffusait ses photos chez Fotolia. Mais devenue mannequin professionnelle et découvrant en janvier 2008 cette campagne de pub du STIF pour le Noctlilien, elle décida d'assigner le STIF. Celui-ci fit intervenir l'agence de publicité qui fit intervenir Fotolia qui fit intervenir le photographe. A la suite de condamnations en cascade, le photographe dut débourser 1000 € au titre du préjudice moral et 2500 € au titre du préjudice financier.

Toutes les infos ici:

Nous retiendrons de cette affaire deux choses essentielles :

Les microstocks et leurs photos à 1 euro ne servent pas qu'à alimenter les sites internet de petites PME sans le sou comme on l'entend si souvent mais sont aussi utilisées pour illustrer des campagnes de publicité importantes : qu'en est-il alors du respect du droit d'auteur et de la notion de rémunération proportionnelle du photographe? Quelle garanties offrent les microstocks à leurs clients en matière de droit à l'image?
La défense de Fotolia qui indiquait "qu'elle n'etait nullement responsable du contenu de sa plate-forme,……ne servant que d'entremetteur passif" a été rejetée par le Tribunal : "Ayant mis en ligne aux fins de téléchargement à usage commercial des photographies de la demanderesse sans disposer d'une autorisation valable de cette dernière, sa responsabilité sera, à ce titre, retenue."

e) Tout photographe, y compris salarié, a le droit d'exiger la restitution en bon état des originaux (négatifs ou clichés numériques) déposés entre les mains d'une agence ou d'une entreprise de presse. 


2010-10-11 


Dernière ligne droite pour la fin du "DR"



Après un travail de plusieurs années, pour la première fois, une loi spécifique aux photographes sera débattue le 28 octobre 2010 au sénat.
Elle doit être votée par les sénateurs toutes tendances confondues. 
Si vous êtes photographe professionnel et que vous lisez cet article, écrivez à votre sénateur. Ci-dessous le lien pour télécharger une lettre type : http://www.upp-auteurs.fr/DATA/documents/courriersenateur441.rtf

Pour trouver votre sénateur, rendez-vous sur le lien : http://www.senat.fr/elus.html

L'UPP est à la manoeuvre depuis de nombreuses années pour mettre fin à la prolifération de la mention "DR" (droits réservés) en guise de signature des photographies.


 
2010-02-03

Crise Aiguë de la photographie - l'UPC devient l'UPP (Union des Photographes Professionnels)


Confrontés à une crise aiguë les photographes en appellent à l'Etat. Agences photographiques menacées de disparition, pillage des droits d'auteurs via Internet et rémunérations indigente des photographes ont incité les professionnels a demander l'intervention de l'état.
L'union des Photographes Créateurs (UPC), Freelens et la société des auteurs de l'art visuel et de l'image fixe (SAIF) ont lancé une pétition signée par 13000 personnes pour "sauver la photographie" et demander la tenue d'états généraux de la photographie.
La pétition à été déposée au ministère de la Culture et de la Communication.
Elle dénonce les utilisations massives de photos dites "libre de droits", les photographies à un euro, celles signées "DR" (Droits réservés), la baisse générale des tarifs, les contrats de cession ne respectant pas la loi, la remise en cause par les juges de la qualité originale des photographies, la banalisation de la photographie comme un bien de consommation.

2010, dernier congrès de l'UPC. En effet afin de lutter ensemble contre les problèmes que notre profession rencontre, Freelens et l'UPC ont décidé de se rapprocher et de créer l'UPP (Union des Photographes Professionnels).


 
2010-01-12

Décès du photographe américain Denis Stock de l'agence Magnum


Célèbre notamment pour ses photos de stars hollywoodiennes ou de musiciens de Jazz mais surtout pour ses clichés de James Dean.

Sa série de photos de James Dean en 1955, juste avant sa mort accidentelle est particulièrement célèbre : le cliché où l'acteur marche sous la pluie, le col de son manteau relevé, les mains dans les poches et la cigarette aux coins des lèvres, à Times Square (New York), a orné de nombreuses chambres d'adolescentes.

Il travaillait pour l'agence Magnum depuis près d'une cinquantaine d'année. 

 

2009-05-18

Du scoop au reportage


 

Le scoop :

Esthétique du spectacle, du drame, de l'instantané, le photographe est soumis à l'événement, au coeur de l'actualité.
Le fait doit être saisi sur le vif, en train de s'accomplir, le mouvement et le suspense fondent sa représentation.
Dans le cas du scoop, le spectateur est avant tout en contemplation face à l'objet représenté, face à la scène qui est en train de se dérouler sous ses yeux, "comme si il y était". Le document doit "brûler d'actualité".
Les choix photographiques qui produisent cet effet d'immédiateté sont oubliés et vus comme une représentation "naturelle" de l'événement. Or, il s'agit bien évidemment, tout comme dans le reportage, de choix esthétiques.
Le scoop priviligie l'instantanéité et l'espace perspectif.

Le reportage :

Le photographe approche son sujet, le réfléchit et prend le temps de l'interroger esthétiquement.
On entend généralement par reportage, tout travail photographique qui est prévu pour être publié dans un magazine hebdomadaire ou mensuel. Le reportage doit proposer de nombreuses photographies sur un même sujet.
C'est un genre particulier : il ne se limite pas à l'histoire événementielle, mais témoigne aussi de la vie quotidienne au sein d'une société. Il n'est pas toujours au coeur de l'actualité, mais il repose sur un thème et un sujet précis.
Certains reportages atteignent de telles qualités esthétiques que la distinction entre photographes reporter et photographe auteur en devient difficile.
La réputation de certaines agences comme Vu, Rapho, Magnum et autres s'est faite autour de ce concept de reportage. Dans le reportage des très grands photographes, la qualité de la photographie est regardée autant que le sujet de la photographie. Ce n'est pas l'objet de la représentation qui compte seule, mais la représentation photographique elle-même.


D'une manière générale les photographes indépendants ou les photographes d'agence ne se spécialisent pas dans une pratique définitive du photojournalisme. Il faut souvent avoir sur le terrain une triple démarche : celle du reportage préalablement commandé; celle du scoop, où il faut savoir saisir sa chance lorsque des événements surviennent; celle enfin qui n'appartient ni au scoop ni au reportage commandé, mais qui constituera un fond iconographique qui pourra être utilisé ultérieurement (organismes, associations, agences de voyages, administrations, entreprises, etc.).

Le photojournaliste doit aussi préjuger de l'importance de ses déplacements en fonction de l'actualité : il n'est pas seulement photographe, mais journaliste, ouvert au fait politique, géographique, historique, culturel, sociologique, ethnologique d'un pays et d'une région. En photojournalisme, la culture visuelle, la culture journalistique et livresque déterminent la réussite des travaux ramenés par le photographe.


 

2009-02-27


Alfred Vienney  
 (Pierre Yves Mahé - Maison Nicéphore Niepce)


 

  

Je suis à la recherche d'informations concernant Alfred Vienney (ci-dessus à gauche, caricature datant de 1861).
D'après Pierre Vienney (qui est un ami proche) son ancêtre aurait "participé" à des travaux sur la photographie...
Je détiens à ce jour bien peu de renseignements fiables et je préfère donc ne pas en dire plus.
Alors, si par chance vous avez dans vos archives des informations à son sujet, par avance je vous remercie de me
contacter.

 


2009-02-02

   La Photographie est une valeur refuge
    (Source : Polka Magazine / Philippe Garner - Directeur International de la photographie chez Christie's)

L'art apparait comme une valeur refuge. C'est aussi le cas de la photographie. Ce marché est très large, défendu par des gens sérieux et de vrais collectionneurs. Un tirage photographique c'est du solide, c'est un bel objet. Avec le passage du temps, les belles choses maintiennent leur valeur.
La photographie est, dans notre culture, un médium essentiel qui compte dans l'histoire des cent cinquante dernières années. C'est seulement depuis une décennie qu'elle a gagné ses lettres de noblesse auprès des acheteurs d'art traditionnel. Les prix ont beaucoup grimpé car comparée aux autres formes d'art la photographie n'était pas chère. Aujourd'hui, oui, elle est une valeur refuge.

Préférez la qualité et l'intérêt des images. Une photo doit vous toucher, elle doit exprimer quelque chose de profond. Avant de commencer toute collection, il faut d'abord pouvoir se dire " J'aime ce photographe ou tel sujet" pour une raison précise. Une photographie s'achète en acceptant l'idée que sa valeur peut baisser ou augmenter, rien n'est garanti. Mais si vous avez un bon jugement et si vous avez choisi une belle image, alors la qualité de l'objet reste et sa valeur également.

Le fait d'acquérir une photo numérotée et signée par l'auteur donne une garantie aux collectionneurs. Elle ne change pas fondamentalement la nature de la photo, en revanche elle peut en changer son prix.
 


2008-12-22

La Course aux Pixels

A quoi bon et jusqu'ou les fabricants iront-ils ? Un terme magique dans l'esprit du consommateur, du marketing, voilà tout.
Mieux vaut avoir de bons objectifs et si possible le bon coup d'oeil...

En 2009 nous trouverons tout de même sur le marché, un Nikon D3X à 24M° de pixels, histoire de concurrencer l'EOS 1DS Mark 3 de Canon et le nouveau venu : le Sony Alpha 900. Sans parler bien sur du Hasselblad (moyen format) à 50M° de pixels et bientôt à 60M° !  Leica (l'inventeur du format 24x36) sort son 1er reflex moyen format à 37M° de pixels... Bref, pour quand le 100 M° ?

Sans oublier bien sur qu'avec une image 16 bits non compressée de 140 Mo certains ordinateurs vont avoir du mal...Les cartes mémoires aussi.

Pas un coup de gueule une simple réflexion. 


2008-11-16

Salon de la Photo 2008 / Conférence de Presse de l'UPC du dimanche 16 novembre 2008

Photographies « libres de droit »
Depuis quelques années, le « libre de droit », pratique issue du droit anglo-saxon, s’est largement développé en France. Le « libre de droit » permet à un diffuseur d’acheter pour une somme donnée, souvent dérisoire, l’ensemble des droits d’utilisation d’une photographie pour une période illimitée. Cette pratique permet au diffuseur de reproduire et représenter ces photographies sur tout support et ouvre la possibilité de les recadrer, modifier, manipuler selon les besoins de la diffusion.
Cette pratique est illégale au regard du droit d’auteur français, en cela que l’exploitation de l’œuvre photographique échappe totalement au contrôle de son auteur. Conforme aux droits anglo-saxons, le « libre de droit » est contraire au principe de délimitation de la cession de droit, au droit moral inaliénable de l’auteur, au principe de rémunération proportionnelle, etc., et met gravement en danger la profession de photographe en France.

Photographie à 1 Euro
De nombreux prestataires de services (agences photo, microstocks…) proposent de céder l’ensemble des droits d’utilisation sur une photographie pour la somme dérisoire de 1 euro. Juridiquement, ces pratiques sont contraires aux principes de rémunération proportionnelle qui est dûe à l’auteur d’une photographie et crée une forte distorsion de la concurrence en plaçant les photographes dans des situations de concurrence déloyale. Est-il normal, en 2008, qu’un photographe touche 1 euro pour une création qui représente plusieurs heures de travail (prises de vue, postproduction…) ? 

Photographies signées « DR »
A l’origine, la mention « DR » était une tolérance inventée pour permettre à la presse de publier des images dont l’auteur était inconnu (œuvres orphelines) lors de la publication. Devenu aujourd’hui une pratique commune à l’ensemble des organes de presse, le « DR » nuit gravement aux photographes qui doivent se manifester après publication pour obtenir une rémunération. Cette pratique est illégale au sens du Code de la Propriété Intellectuelle qui dispose que l’auteur jouit d’un monopole d’exploitation sur son œuvre et que la mention de son nom est obligatoire pour chaque diffusion de ses œuvres.

Remise en cause du droit d’auteur sur Internet
L’explosion d’internet et le développement du numérique ces dernières années ont profondément bouleversé le monde de la photographie. Les photographes se sont vus opposer de nouvelles pratiques contraires au droit d’auteur qui ont mis en danger leur existence et entraîné leur paupérisation. Contrefaçons à répétition (utilisation des œuvres sans autorisation de l’auteur), absence de crédit photo, atteinte à l’intégrité des œuvres, multiplication des offres de photos dîtes « libres de droit », photographies à 1 euro, le développement de l’offre des amateurs qui ne respectent pas le cadre juridique, les « creative commons » (licence d’exploitation contraire au droit français) sont autant de problématiques quotidiennes auxquelles doit faire face le photographe professionnel s’il veut perdurer.

Pour plus d'information : Conférence de presse de l'UPC au Salon de la photo 2008